|
RUGBY
INTERVIEW
NICOLAS SESTARET

FICHE
D'IDENTITE
Nicolas
SESTARET est né le 26 juillet 1982 à SARLAT (24).
Il
mesure 1m79 pour 87 kg. Il est titulaire à l'aile de l'US
Dax, mais joue également centre et arrière.
Il
est en 2ème année de BTS Action Commerciale à
l'IEC de Pau.
- CLUBS
PRECEDENTS
5 à 13 ans : formé a SOUILLAC
13 à 20 ans : Stade
Toulousain
20 à 21 ans : Section Paloise
depuis 21 ans : US Dax
- SELECTIONS
12 sélections en équipes de France (- 21 ans et
à VII) avec une coupe du monde à Johannesburg
(Afrique du Sud) et à PEKIN (Chine).
10
Questions à Nicolas SESTARET
C.L.
: Qu'est ce qui t'a amené
au rugby plutôt qu'à d'autres sports ?
N.S.
: Je suis
né dans un milieu sportif. Mon père était professeur
de Judo mais, malgré cela, j'ai préféré
aller jouer au rugby pour suivre tous mes copains qui y jouaient
déjà.
C.L.
: Qu'as tu découvert
dans le rugby ?
N.S.
: En
pratiquant ce sport tout au long de ma jeunesse, j'ai découvert
la vie en collectivité, le respect de chacun, la vie tout
court
C.L.
: Tu as participé au
mois de septembre à la Coupe du Monde de rugby à VII
qui s'est déroulée à PEKIN. Que t'apporte le
rugby à VII ?
N.S.
: Sur
le plan de la pratique, une meilleure technique individuelle, l'amélioration
des qualités défensives car on se retrouve souvent
à un contre un. Au niveau de l'engagement et du relationnel,
je constate un état d'esprit différent du championnat
professionnel ou des matches internationaux à XV.
C.L.
: Justement, tu préfères
le rugby à XV ou à VII ?
N.S.
: J'ai
été sélectionné en équipe de
France des moins de 21 ans à XV et également en équipe
de France à VII.
Les stratégies sont différentes et certaines phases
de jeu ne sont pas comparables comme la mêlée ou la
touche. Au rugby à 7, les espaces sont plus grands et exigent
une créativité et une technique plutôt individuelle.
Une équipe de rugby à XV, elle, ne peut se passer
de technique collective.
Je garde quand même une préférence pour le
rugby à 15.
C.L.
: Revenons à Pékin
et au déroulement de la compétition ?
N.S.
: Comme
dans toute Coupe du Monde nous avons eu une très belle inauguration
et de nombreux spectateurs sur les 2 journées de Coupe.
Le programme avait prévu 4 matchs par jour d'une durée
de 2 fois 7 minutes. La demi-finale et la finale ont été
jouées sur 2 mi-temps de 10 minutes.
Le niveau était assez élevé et les rugbymen
chinois ne sont vraiment pas commodes à jouer !!!
C.L.
: Comment s'est déroulé
le voyage ?
N.S.
: Très
bien, sauf que le trajet à été très
long (Paris Pékin : 11 heures d'avion). Ce qui a été
très dur aussi ce sont les heures de décalage par
rapport à la France (7 heures de décalage).
Pékin est une ville très polluée et en pleine
reconstruction (en vue des prochains JO).
Les Chinois sont très serviables et se font souvent une "montagne"
pour des problèmes infimes.
En ce qui concerne nos sorties, dans le peu de temps disponible,
nous avons pu aller voir la muraille de Chine, la Cité interdite,
le Palais d'été de l'empereur et quelques marchés.
C.L.
: Comment s'est passé
le contact avec tes nouveaux coéquipiers ?
N.S.
: Je
connaissais déjà pas mal de joueurs et il faut reconnaître
que dans le monde du rugby les relations se nouent vite grâce
à des vues et des habitudes communes et un état d'esprit
très proche.
C.L.
: Qu'as-tu ressenti au coup
de sifflet final de la finale ?
N.S.
: Un
sentiment énorme, une joie enfantine, un rêve de gosse
qui se réalise.
C.L.
: Qu'aimes-tu hors du rugby
?
N.S.
: Ma
copine, ma famille, et au niveau des loisirs, le surf . Plus généralement,
j'aime les choses simples.
C.L.
: As-tu un message à
faire passer ?
N.S.
: Une
conviction surtout :"Le plus important est de rester soi-même"
|