Licence Master Doctorat

 

 

 

Lancé en 1999, un large dispositif d'harmonisation européenne des études supérieures a conduit à l'élaboration d'un nouveau schéma articulé en 3 étapes :


Licence (bac +3), Master(bac +5) et Doctorat [bac +8), d'où son nom :

LMD (ou 3-5-8)


La réforme dite du "LMD" (Licence - Master - Doctorat) restructure l'ensemble des diplômes universitaires afin de rendre compatibles les cursus de l'enseignement supérieur en Europe et de favoriser la mobilité des étudiants.
C'est ainsi que 40 pays européens ont décidé d'harmoniser leur enseignement entre 2002 et 2010.


L'objectif est non seulement d'offrir une meilleure lisibilité internationale des formations, mais aussi de permettre plus de pluridisciplinarité dans les cursus. L'étudiant pourra élaborer un parcours adapé à ses aspirations et plus ouvert en terme d'horizon de compétences.

En France, toutes les universités et la plupart des écoles réforment progressivement leurs cursus en vue de cette nouvelle mise aux normes.

C'est notre cas.

Quelles sont les grandes lignes ?

1. Une organisation en Unités d'Enseignement (UE)

Le système est composé d'Unités d'Enseignement. Chaque UE a une valeur en crédits et correspond en principe au nombre d'heures de travail (cours, travaux dirigés, travaux pratiques, travail personnel) que l'étudiant doit fournir pour obtenir son UE.

2. Un découpage des études en 3 étapes : Licence - Master - Doctorat

3. La semestrialisation :
La licence est découpée en 6 semestres
Le master est organisé en 4 semestres.
Chaque semestre est affecté de 30 crédits.

4. Cette architecture se conjugue à un système européen de capitalisation des crédits :

le système ECTS (European Credit Transfer System]

Désormais, on parle de crédits et non plus d'années pour identifier les niveaux. Les crédits représentent un volume d'heures, de cours, de travaux dirigés (TD), de travaux pratiques (TP), de travail personnel. Ils peuvent aussi valider un stage, une expérience associative, un séjour à l'étranger.

La validation des acquis de l'étudiant (contrôle continu, examens...) dans une matière s'accompagne de l'attribution de crédits (30 crédits par semestre). Ces crédits constituent une reconnaissance internationale, ils sont :

- transférables en France et en Europe
- capitalisables, donc définitivement acquis, quelle que soit la durée du parcours.


Appliqué à tous les diplômes nationaux, il doit permettre de faire reconnaître son parcours partout en Europe, quel que soit son stade, afin de favoriser la mobilité étudiante. Ainsi,

1. la Licence est validée par l'obtention de 180 crédits ECTS (6 semestres de 30 points)
2. le Master est validée par 120 crédits ECTS (4 semestres de 30 points) après la Licence, soit 300 crédits (et 10 semestres au total pour un bac +5) Détail important : le Master se prépare en 2 ans, soit le Master 1 et le Master 2.


Cette réforme a également pour objet de mettre en valeur de nouveaux paliers. Le baccalauréat conserve sa qualité de 1er grade universitaire, suivi par la Licence, le Master et le doctorat,
Nouveauté : DEUG et Maîtrise ne sont que des diplômes intermédiaires mais ne sont pas voués à disparaître… au moins à court terme.


Le DUT et le BTS ne devraient pas subir de modifications profondes dans le cadre du LMD : les entreprises sont très attachées à ces formations et tiennent à leur conserver leur niveau de sortie actuel, qui permet notamment de limiter l'inflation des rémunérations ! Avis aux diplômés Bac + 2 qui ont tout intérêt maintenant à poursuivre une année de plus pour valider le L.
25% des BTS manifestaient jusqu'à présent le désir depoursuivre des études. Nous verrons si cette proportion a tendance à augmenter. Le dispositif actuel du contrat de professionnalisation est, sans doute, une incitation à densifier la formation initiale tout en mettant un gros pied dans l'entreprise.