Licence Master Doctorat

 

 

 

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UE 6 - FINANCE D'ENTREPRISE

Niveau L : - 12 ECTS


1. La valeur

1.1 La valeur et le temps
Coût de l'argent, taux d'intérêt (nominal et réel)
Valeur présente et valeur future
Annuités et rentes
Capitalisation et actualisation en temps discret
Valeur de marché
Relation taux requis - valeur
Evaluation d'une dette à taux fixe
Taux de rendement actuariel

1.2 La valeur et le risque
Taux de rentabilité attendu incertain
Probabilités et rentabilités attendues
Couple rentabilité - risque : la représentation espérance / écart-type
Introduction à la diversification : le cas de deux actifs
Modélisation d'une rentabilité aléatoire avec un modèle à deux facteurs
Notions de risque diversifiable et de risque non diversifiable

1.3 La valeur et l'information
Information et incertitude
Notion de marché financier
Valeur, information et prix de marché
Efficience informationnelle

2. Le diagnostic financier des comptes sociaux

2.1 La démarche de diagnostic
Diagnostic économique, diagnostic financier d'une entreprise
Diversité des méthodes
Comparaison dans l'espace et dans le temps
Analyse des états financiers : bilan, compte de résultat,
tableau de flux et annexe

2.2 L'analyse de l'activité
Analyse du compte de résultat : soldes intermédiaires de
gestion et capacité d'autofinancement
Risque d'exploitation : seuil de profitabilité, levier opérationnel

2.3 L'analyse de la structure financière
Analyse fonctionnelle du bilan : fonds de roulement net global, besoin en fonds de roulement, trésorerie nette

2.4 L'analyse de Sa rentabilité
Rentabilité économique, rentabilité financière Effet de levier financier

2.5 L'analyse par les ratios
Ratios de composition, ratios d'évolution
Ratios d'activité, de profitabilité, d'équilibre, d'investissement, d'endettement, de rentabilité

2.6 L'analyse par les tableaux de flux
Tableaux de financement et tableaux de flux de trésorerie Capacité à supporter le coût de la dette, solvabilité Capacité à financer les investissements

3. La politique d'investissement

3.1 Les projets d' investissement
Estimation des flux, des projets (capacité d'autofinancement d'exploitation, variations du besoin en fonds de roulement d'exploitation, immobilisations, valeurs terminales)
Taux d'actualisation, coût du capital pour un projet
Critères de sélection financiers (valeur actuelle nette, taux interne de rentabilité, délai de récupération du capital investi, taux de rendement global)
Critères de sélection non financiers

3.2 La gestion du besoin en fonds de roulement
Approche normative d'évaluation du besoin en fonds de roulement d'exploitation
Action sur les postes clients, fournisseurs et stocks

4. La politique de financement

4.1 Les modes de financement
Autofinancement
Financement : par augmentation de capital, par emprunt etpar crédit-bail

4.2 Les contraintes de financement
Coût des moyens de financement
Equilibre financier
Risque financier et garanties

5. La Trésorerie

5.1 La gestion de la trésorerie
Prévisions de trésorerie
Modalités d'équilibrage : financements des insuffisances de trésorerie (escompte, crédits de trésorerie, découvert), placement des excédents
Couverture du risque de change commercial : emprunt-dépôt, change à terme, option de change

5.2 La gestion du risque de change

Indications complémentaires

1. La valeur
Les calculs financiers (actualisation ou capitalisation) sont limités à des périodes entières (année ou mois, éventuellement combinés).
L'étude de la relation taux requis - valeur montrera que la connaissance du taux permet la détermination de la valeur et inversement.
Probabilités et rentabilités attendues : les variables aléatoires étudiées se limitent à des scénarios discrets.
Le couple rentabilité - risque pourra être illustré par des statistiques analysant cette relation sur le long terme et par type d'actifs (action, obligation).
Information et incertitude : il s'agit de montrer que l'information réduit l'incertitude ; plus l'information est précise, plus l'incertitude est faible et en conséquence, plus la
dispersion de la rentabilité attendue est faible.
L'étude du marché financier se limite aux aspects suivants : définition, notion d'instrument financier, présentation des valeurs mobilières classiques (action et obligation),
distinction entre marché primaire et marché secondaire.
Valeur, information et prix de marché : en fonction des informations disponibles et de ses anticipations, chaque intervenant sur le marché attribue une valeur aux actifs
détenus et arbitre en fonction du prix du marché ; chaque arrivée d'une information nouvelle peut provoquer une révision des anticipations et agir sur la demande et l'offre
d'un actif; les prix de marché révèlent donc l'information détenue par l'ensemble des acteurs.

2. Le diagnostic financier des comptes sociaux
Le diagnostic est réalisé à partir de données pluriannuelles.
La connaissance préalable des modalités d'établissement des modèles proposés par différentes organisations (Centrale des bilans, CSOEC.) n'est pas exigée des candidats.
Les retraitements étudiés peuvent concerner : les contrats de location-financement, le personnel extérieur, la participation des salariés, les créances cédées non échues, les
valeurs mobilières de placement, les intérêts courus sur immobilisations et dettes financières.
L'analyse fonctionnelle du bilan est l'occasion d'introduire les différents cycles d'opérations : cycle d'investissement, cycle d'exploitation et cycle de financement.
L'analyse liquidité - exigibilité et l'analyse pool de fonds du bilan ne sont pas traitées.

3. La politique d'investissement
Le projet d'investissement étudié pourra être de différentes natures : développement, remplacement, productivité, externalisation, ... En cas d'étude de projets mutuellement
exclusifs, les durées seront identiques. La valeur résiduelle d'un projet est donnée au candidat et ne doit pas donner lieu à un ajustement fiscal.
L'utilisation des arbres de décision et des probabilités est exclue de l'étude des investissements.
Différents critères non financiers pourront être évoqués pour montrer que la décision d'investissement ne se résume pas à un simple calcul financier, par exemple : la taille du
projet, son niveau de risque (économique, environnemental, social, organisationnel, technologique), sa durée, sa cohérence avec la stratégie de l'entreprise.
L'évaluation du besoin en fonds de roulement d'exploitation est réalisée en excluant l'éventuelle composante fixe. Seuls les postes de stocks, de créances clients, de dettes
fournisseurs et de TVA font partie de l'étude.

4. La politique de financement
Les modalités de remboursement des emprunts à prendre en compte sont les suivantes : amortissements constants, annuités constantes (avec différé éventuel), infime.
Le coût des moyens de financement est étudié en intégrant l'impôt sur les bénéfices.
Risque financier et garanties : le risque financier est appréhendé à l'aide de ratios (par exemple : taux d'endettement, capacité d'endettement, couverture des charges
financières récurrentes par l'excédent brut d'exploitation) ; les principales garanties prises par les organismes prêteurs (garanties personnelles et réelles) sont rappelées sans
détailler les spécificités juridiques de ces opérations.
Structure financière et valeur de l'entreprise : il s'agit de mettre en évidence l'impact théorique de l'endettement sur le taux requis par les actionnaires, le coût du capital et la
valeur de l'entreprise en prenant en compte la fiscalité de l'entreprise. Le MEDAF n'est pas au programme.
Le plan de financement peut être réalisé en deux étapes : un plan préparatoire puis un plan définitif après arbitrage sur les emplois et/ou les moyens de financement. Il est
élaboré sur deux ou trois exercices et présenté selon un modèle adapté à l'analyse fonctionnelle. Sa réalisation peut être précédée par l'élaboration de comptes de résultats
prévisionnels.

5. La trésorerie
L'élaboration des plans de trésorerie sera limitée à un horizon de quelques mois en prenant en compte la TVA. L'optimisation peut concerner les mouvements (par exemple, escompte sur encaissements ou négociation des décaissements) comme les soldes (par exemple, recherche d'un financement ou placement d'un solde excédentaire). L'étude des options de change est limitée aux achats d'options négociées de gré à gré.

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